Le hip-hop change. Depuis le tournant du millénaire, MC’s et producteurs ont fait des hits avec des claquements de langue, des tempos à grande vitesse, des voix ralenties, des samples indiens ou des bruitages improbables. Les looks ont changé, les influences aussi.
Du haut de ses 24 ans, Wilow Amsgood est à l’image d’un genre en perpétuel mouvement. Avec sa personnalité bondissante, le jeune MC est le symbole de cette nouvelle génération connectée, pour qui le rap n’est pas un genre codé et dogmatique, mais un vaste terrain de jeu où prendre des risques, avec style, est un minimum vital. Tombé dans le rap à l’âge de 15 ans, Wilow a affuté patiemment ses rimes.
De sa chambre au studio, du premier freestyle aux premières scènes, Wilow s’est distingué par sa pêche communicative, sa gestuelle élancée et son approche ludique du rap. Par exemple, Wilow s’est aventuré d’un genre musical à un autre : Mademoiselle K, Sébastien Tellier, Renan Luce, Julien Doré ou Amy Winehouse, tous se sont fait échantillonner et transformer dans l’imaginaire "amsgoodique".
Le résultat ? Dix exercices de styles décomplexés. Avec ses visuels originaux, des détournements graphiques des pochettes originales des artistes repris, ce projet spontané a connu un vrai succès.
Les clics du web amusent Wilow, vous pourrez le trouver sur Twitter à toute heure, mais c’est sur scène que le rappeur s’éclate. D’une humeur à l’autre, il chute, se relève, freestyle acapella. Comédien en puissance, il plaisante avec le public mais ne blague pas pour autant : voilà un talent brut et passionné, qui a dévoré le hip-hop pour mieux en faire valser les étiquettes. Energique, joueur et doté d’un sens de la mode bien à lui, la "wax", comme il l’appelle, Wilow Amsgood n’a pas fini de toucher à tout.