La première qualité d’un métronome est sa régularité, c’est un instrument de mesure prévisible et fonctionnel. Rien à voir en fait avec Metronomy, le groupe britannique qui change de rythme et de ton à chaque nouvel album, tout en gardant son côté dancefloor comme fil rouge.
Loin de l’atmosphère mélancolique de "Nights Out", son prédécesseur qui a fait l’unanimité aux quatre coins de la planète, "The English Riviera", le troisième album de Metronomy est un disque pop, littéralement époustouflant et truffé de chansons funk crépusculaires langoureuses qui semblent avoir été conçues pour propulser toujours plus haut le jeune groupe britannique.
"The English Riviera" flotte en revanche sur les eaux calmes d’une douce journée d’été, Mount s’étant cette fois imprégné du feeling d’artistes des années 70 comme Fleetwood Mac, Steely Dan et autres Stevie Wonder.
Dans "The English Riviera", Mount et sa bande renouent en quelque sorte avec le littoral de la côte sud-ouest anglaise où ce dernier a grandi. "J’ai juste imaginé que cette région était un coin super branché musicalement et jeune, ce qui n’est absolument pas le cas", explique-t-il. "Je lui ai inventé une scène musicale, le "Devon Sound", un peu comme le son de la côte ouest dans les années 70".
Sur scène, Metronomy est un quatuor : Mount, Oscar Cash, Anna Prior et Gbenga Adelekan. Quoique toujours soucieux de se renouveler en permanence, Mount est satisfait de la direction prise par le groupe. "Je n’ai absolument pas l’intention de refaire plusieurs fois la même chose. J’aime quand ça change", dit-il. "J’ai toujours l’impression que nous sommes au début de notre carrière. Un jour peut-être, aurons-nous à notre actif une production suffisamment importante pour que les gens puissent faire des rapprochements entre nos différentes productions".
Pour l’instant, nous nous contenterons d’apprécier la chaleureuse ambiance de "The English Riviera", le tout dernier épisode de l’incursion de Metronomy en plein coeur de la pop.